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Installation de Nagios sur une CentOS 6

Loic FONTAINE 18 septembre 2012

Introduction

Aujourd’hui j’ai décidé d’un petit retour au source ;). Dans le monde de la supervision plusieurs moteur de supervision sortent leurs épingle du jeu. L’ordonnanceur Nagios sort son épingle du jeu en s’imposant depuis plusieurs années comme le moteur de supervision de références. Né en 1999 sous le nom de NetSaint il sera appelé plus tard Nagios sa version actuelle est la 3.4.1. Grâce à sa modularité, il permet de supervision à la fois des serveurs, des équipements réseaux, des applications etc… Nagios est distribué sous licence GPL et inclut par défaut : un moteur de supervision, une interface web pour visualiser les alertes, des plugins. Il convient cependant de souligner que Nagios présente plusieurs défauts : une communauté peu ouverte aux innovations, une configuration longue et plutôt pénible puisqu’elle se déroule en ligne de commande, une visualisation des alertes peu intuitive, une architecture assez lourde.

Installation

Désactivation de SELinux

J’ai rencontré pas mal de soucis au démarrage de Nagios à cause de SELinux, je recommande donc de le désactiver. Editez le fichier suivant :

vi /etc/selinux/config

Remplacez

SELINUX=enforcing (ou SELINUX=permissive)

par

SELINUX=disabled

Redémarrez votre serveur.

Installation de Nagios

Pour installer Nagios sous CentOS 6.1 (32 bits) depuis le gestionnaire de paquet yum il est nécessaire d’utiliser le repository rpmforge :

rpm –import http://apt.sw.be/RPM-GPG-KEY.dag.txt
rpm -i http://packages.sw.be/rpmforge-release/rpmforge-release-0.5.2-2.el6.rf.i686.rpm

Une fois le répository installé, installez Nagios et tous les paquets intéressants pour celui-ci :

yum install nagios nagios-*

Lancez les services suivants au démarrage (j’ai inclus nsca aussi 😉 ) :

chkconfig –level 234 nagios on
chkconfig –level 234 httpd on
chkconfig –level 234 nsca on

Configuration

La configuration des hôtes, services etc… se déroule ici /etc/nagios.
Par défaut, une configuration existe et est contenue dans /etc/nagios/objects/, il suffit de l’éditer pour ajouter des informations. Nous allons maintenant générer un mot de passe pour la connexion à l’interface web :

htpasswd -c /etc/nagios/htpasswd.users nagiosadmin

N’oubliez pas de démarrer vos services :

service nagios start
service httpd start

Accédez à l’interface web de Nagios en tapant : http://[IP-DE-VOTRE-SERVEUR]/nagios/.

Conclusion

Nous avons vu dans ce billet, comment installer Nagios sur CentOS 6 ;). Cependant, l’utilisation d’un utilitaire comme Centreon pourrait grandement améliorer cet ordonnanceur :). Utilisez-vous un autre outil pour la supervision de votre système d’information ?

 Loic FONTAINE

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Comments (1)

  1. Merci pour ton article,

    Personnellement je compte mettre en place Shinken,, qui est un fork de Nagios mais développé en Python si je ne dis pas de bêtise. Il est plus performant car il ne se satisfait pas d’un seul processeur.

    Sinon y’a Munin qui est sympa, et simple à mettre en place.

    Répondre

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